Alex par Colo, ou l'art du thème inutile
Rarement, et pourtant c'est fréquent, surtout chez Colovini, j'ai trouvé autant que le thème était artificiel.
On ballade son petit Alex mal dégrossi aussi laid que le modèle était beau (en tout cas selon Aristote) sur une espèce de damier en version triangulaire assez moche lui aussi, où l'on peut vaguement reconnaitre l'Empire d'Alexandre le Grand sur lequel aurait gribouillé un obsédé de l'équilatéralité. On se dit : "tiens, une grille de mots fléchés, peut-être un sudoku hellénistique!"
Eh ben non, il s'agit effectivement d'un jeu abstrait au thème imaginé par un feignant du thème, mais un génie de la tactique. Difficile de faire moins avenant, mais les mordus de la prise de chou trouveront leur bonheur sans aucun doute, après quelques essais d'apprentissage.
Beaucoup moins petit qu'il n'en a l'air.