Conquis, j’t’adore.
La règle, trop longue, manque parfois, à cause de sa longueur, de clarté.
Il faut admettre qu’il y en a à dire, mais je pense qu’il était possible de faire plus ramassé parce que le jeu n’est pas si complexe.
Le matériel est très sympa. Les couleurs des cubes sont parfois trop proche pour un daltonien, mais un coup de marqueur pour les différencier et le tour est joué. Sur le plateau l’éditeur a eu le bon gout de mettre des icônes très lisibles.
Le jeu est très immersif. « On s’y croit ». Même si la partie est longue, la tension et l’intérêt ne baisse pas. Il n’y a pas de temps mort, ce qui est remarquable pour un jeu de cet acabit.
Je suis de moins en moins fan des jeux complexes, avec plein de règles et de matériel. Cela me barbe vite. M’en fout un peu d’avoir trois cent pions et quarante douze figurines (heu, y’a pas de fig dans ce jeu, c’est juste pour expliciter mon point de vue). Donc, typiquement, ce jeu n’est plus de ceux qui me tentent plus que ça. Pourtant, j’y ai pris mon pied.
Parce qu’en fait, Archipelago est fluide, nerveux, plein de possibilités, un bonne sensation de coloniser un nouveau monde.
Voilà, j’ai été, comme Diego Velasquez de Cuellar, conquis, j’t'adore.