L'enfant caché de Res Publica Romana ?
Certains jeux demandent de l'entraînement, Archipelago fait partie de cette lignée. Si votre cercle ludique n'est pas très compacte, et que vous avez plutôt l'habitude de croiser le fer avec des joueurs occasionnels, votre entraînement risque d'être assez décourageant pour eux...
Sans révolutionner les mécaniques ludiques traditionnelles, Archipelago fait bien son travail : différentes options pour monter en puissance, opportunisme en fonction des cartes achetées, stratégie à mettre en place en début de partie, meeples comme on les aime, etc.
A ajouter cela de vraies interactions entre joueurs (ce qui le sort de l'autisme habituel des jeux allemands ;-) ), une quasi absence de combats, et beaucoup de subtilité dans la façon de nuire aux autres !
Mais ce qui m'a décidé à acheter ce jeu, c'est le caractère coopératif sous-jacent. Et le concept est à la fois simple et intelligent ! La partie est perdue lorsque le nombre de révoltés dépassent le nombre de colons. Sur le papier, à la lecture des règles, j'étais très enthousiaste.
Par contre, pour l'instant, le déroulement des parties s'est révélé décevant sur ce point :
le marché intérieur est souvent suffisamment rempli pour gérer les crises vraiment graves
les crises du marché extérieur ne sont généralement pas suffisamment inquiétantes pour créer du stress
sauf exception, le danger de perdre n'existe que sur des parties longues, pendant lesquelles la population croît énormément
Bref, je n'ai pas retrouvé ces situations de panique comme le proposaient si bien Respublica Romana, or ce jeu a tous les arguments pour y prétendre, peut être juste un souci d'équilibrage ?
Un très bon jeu en tous cas, à jouer et surtout, rejouer.