Atlantes, jeu élevé ou submergé ?
Atlantes/Aquatica attire d’abord visuellement : sa représentation des fonds marins, qui évoque irrésistiblement Abyss, fascine d’autant mieux qu’elle est superbe, et le matériel multiplie petits effets waouh et surprises, avec l’absence de tout pion ou jeton, ses 39 figurines très détaillées de raie manta ou ses plateaux personnels à double-couche, autorisant un ingénieux système d’exploration des cartes Lieu que l’on fait glisser dans la fente afin d’accéder aux récompenses les plus profondes.
Mais Atlantes étonne aussi mécaniquement par l’extrême simplicité (il ne s’explique pas en plus de 5 minutes) avec laquelle il met en place un système assez élégant de ce qui n’est au fond que de la pose et de la récupération de cartes. Dépouillé de tout le superflu dont tant de jeux de cartes s’encombrent, il propose même de limiter audacieusement le hasard à l’apparition des cartes disponibles à l’achat.
En effet, chacun dispose initialement des mêmes 4 cartes de départ et toutes les actions se font à la vue de tous, dans ce qui s’apparente davantage à une fine quête d’optimisation de sa main et de ses lieux qu’à un chaotique ameritrash. Et la part d’aléa du marché est elle-même limitée par l’existence de 2 exemplaires seulement de chaque carte, qui permet d’évaluer la probabilité de les retrouver, ou par une maline idée de double-rangée, avec le seul renouvellement des cartes les plus anciennes.
Cette sensation de contrôle confère à Atlantes une tension passionnante, parfaitement inattendue dans un titre aussi accessible, et qui en fait sans doute l’un des grands jeux intermédiaires de 2020.
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