Pas si artificiel que ça...
Je suis parti avec un gros malentendu sur ce jeu. Je voulais jouer les verts, car je joue TOUJOURS les verts, même à la Citta où le turquoise devient vert, et je n'ai pas saisi tout de suite que l'on ne dirigeait pas UN peuple, mais bien que l'on pouvait potentiellement miser sur TOUS les peuples qui investissent cet amorphe Empire romain (il se défend pas du tout, hein). Mal engagée, ma première partie s'est mal passée et je n'ai pas aimé.
Et puis j'ai rejoué à Attila, mais en me sentant cette fois plus Wotan que Mérovée. Eh bien c'était franchement autre chose, et j'ai senti là toute la subtilité de ce jeu de placement où peu à peu, les provinces romaines doivent assimiler de nouveaux citoyens moustachus et chevelus. Ceux-ci se lancent ici plus dans des luttes d'influence pour se tailler des royaumes que dans de vraies luttes armées.
Celles-ci n'interviennent que lorsque la pression est trop forte, que trop de peuples revendiquent le même territoire, et elles pacifient la région, où un royaume barbare s'est établi. Et nous, les dieux du panthéon germanique (ç'aurait été plus sympa, avec le même jeu, de développer sur ce thème que d'évoquer un Attila totalement absent), on prend les paris. 5 contre un sur le fier Sicambre ! Flûte, il se courbe !
Si ça ne colle pas trop avec nos représentations des "invasions barbares", ce n'est peut-être pas si éloigné de ce qui a pu se passer réellement, d'où mon accroche.
Par contre, après plusieurs parties en configurations variées, il est apparu que le top, c'est probablement à 3. Ah, et puis la table de comptage des points est trop petite, la piste est trop courte, on peut rester sur notre faim si on n'utilise pas la varaiante 2b de Solipsiste.