Black Angel, vers l'infini et au-delà ?
Il a fallu à Sébastien Dujardin, Xavier Georges et Alain Orban cinq ans de développement à proprement parler pour parvenir au bout de Black Angel, et il suffit d’une partie pour comprendre ce qui a pu exiger un temps aussi long : la conception presque « miraculeuse » d’un jeu tout à fait expert, avec ce que cela implique d’équilibrage d’une multitude d’actions imbriquées et de relative froideur pictographique, et pourtant d’agréable à regarder et à manipuler, entre les couleurs assez saturées, les représentations très Moebius/Druillet des extra-terrestres, la superbe figurine du Black Angel et la matérialisation de sa progression dans l’espace, l’absence de texte sur le matériel, les petits robots à insérer dans leurs vaisseaux comme on pose sur leurs tours les lapins de Bunny Kingdom…
Black Angel n’est ainsi pas seulement une réussite esthétique ou mécanique, c’est une véritable réussite éditoriale où chaque aspect a été pensé pour être à la fois aussi beau et fonctionnel que possible, pour magnifier les autres. Et cela se traduit jusque dans un livret de règles absolument exemplaire dans l’articulation, la mise en valeur et l’exemplification de ses informations. S’il effraie au premier regard, il inspire aussi d’emblée le désir de voyager à son bord, même à qui ne serait pas un hardcore boardgamer dans l’âme, tant il sort des codes éditoriaux du jeu expert.
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