Nouveau Graal du roll & write ?
À la manière de Parks, d’ailleurs aussi localisé bientôt par Matagot, Boomerang : Australia apparaît d’abord comme un parfait jeu « touristique », par sa dimension pédagogique (on y localise des sites touristiques et on apprend la géographie du pays) et surtout par sa volonté de nous servir de guide en nous emmenant voyager directement grâce à la joliesse de ses illustrations, associées à des emplacements précis et toujours nommées, de sorte que l’on sait exactement ce que l’on admire et où le trouver.
Un tourisme qui est également mécanique, et c’est assurément pourquoi il fonctionne si bien, puisque les joueurs sont encouragés à visiter autant de lieux que possible, à s’investir dans des activités associées à la région, à observer les animaux… Un plaisir qui ne se savoure pas sans une tension au moins aussi savoureuse, à deux particulièrement ! C’est que sa collection se fait au détriment de celle des autres et inversement, de sorte que l’on a tout intérêt à investir sérieusement dans ce qui n’intéresse pas les autres voyageurs, à les bloquer dans ce qu’ils semblent entreprendre, à les battre à leur propre jeu quand vous développez manifestement des centres d’intérêt communs.
Cumuler deux mécaniques aussi distinctes que le draft et le cochage de roll & write permet ainsi d’élaborer un jeu particulièrement accessible et transportable, paradoxalement familier et original, assez joli, rapide et tendu pour que je le sorte régulièrement pour alterner avec mes parties de Welcome, ce qu’aucun autre titre « similaire » n’était parvenu à faire !
L'intégralité du test de Boomerang : Australia est lisible sur VonGuru :