Mieux vaut jouer aux dames chinoises
Jusqu'à découvrir Brillance Oriflam évoquait pour moi :
1- un éditeur de jeux de rôle (Pendragon !)...
2- ... qui plus est décédé depuis belle lurette.
L'ouverture de la boîte et la découverte du matériel moisi laisse présager le pire. La première partie le confirme : Brillance est désespérément mauvais. L'idée de base est la suivante : les joueurs disposent de plusieurs chariots pour livrer des commandes dans la cité de Brillance, aux rues particulièrement étroites. Chaque joueur entre dans la ville par une porte qui lui est propre, le but du jeu étant de livrer ses marchandises à plusieurs échoppes au plus vite et, si possible, de s'en revenir au point de départ (le score final est calculé en fonction des échoppes dont la commande a été livrée en totalité et des chariots revenus à leur position initiale). Evidemment les ruelles ne permettent le passage que d'un seul chariot à la fois et des cartes événements autorisent toutes sortes de coups bas. Le problème c'est que le jeu ne fonctionne pas : il est laborieux à jouer (d'autant que chaque joueur joue tous ses chariots à la file) et s'enfonce généralement dans un bourbier inextricable, mal réglé (qu'il s'agisse des effets des cartes, de l'avantage de commencer à jouer et de profiter de rues encore désertes, ou des emplacements des portes d'accès à la cité qui ne sont pas parfaitement équivalents), et le principe même ne convainc pas, faute de provoquer la réflexion. Mieux vaut jouer aux dames chinoises qui offrent une approche tactique plus convaincante sur la meilleure manière de franchir l'encombrement du milieu de plateau.