La nouvelle façade du jeu d'enchères et de majorité Art Nouveau !
Malgré les apparences, Bruxelles 1897 n’est pas un « petit jeu de cartes malin » mais un véritable jeu de plateau sans plateau central, proposant placement, opportunisme… et une impressionnante courbe de progression tant on navigue à vue lors des premières manches (parties ?) pour n’en saisir les nombreuses subtilités qu’au fur et à mesure de ses défaites cuisantes. C’est que la tension y est omniprésente, avec des dilemmes constants malgré des choix clairs et juste nombreux ce qu’il faut, et une interaction indirecte impitoyable, où il est impossible d’oublier l’existence de ses adversaires, et où il est passionnant s’agir en voyant absolument tout le jeu de chacun.
Plus encore qu’un Aventuriers du rail New York/Londres, qu’un Amun-Re, le jeu de cartes ou un Imhotep – Le Duel, le travail de transformation est remarquable tant il se distingue d’une simplification, la limitation du matériel améliorant en fait l’ergonomie du titre (et son prix) et facilitant ainsi davantage encore la fluidité des parties.
Enfin, la très grande élégance visuelle inspirera invinciblement le désir de s’intéresser à l’Art Nouveau bruxellois à ceux qui ne connaîtraient que ses pendants pragois, viennois voire nancéien. Et cela tombe bien, la boîte de Bruxelles 1897 contient un dépliant édité par la ville pour le présenter ! Un excellent jeu et une excellente invitation au voyage, le meilleur hommage possible d’un éditeur à son pays.
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