Le paradoxe antinomique...
J'ai fait plein, tout plein de parties de "Buffalo", parce que je n'arrivais pas à voir si c'était un bon ou un mauvais jeu. J'ai joué avec mes enfants, avec mes voisins, avec des amis, les amies de ma femme, avec un gars de Bourges... Bref, avec tout ce qui pouvait me tomber sous la main.
Le comble, je ne sais toujours pas si c'est un bon jeu. Alors forcément, j'en déduis que ce n'est pas un bon jeu. Sinon, j'aurais vu que c'était un bon jeu. Comment c'est paradoxal.
Lorsque je jouais et que j'avais le chef et ses chiens, j'avais le sentiment de ne pouvoir perdre. Mais de fois je perdais. Je me rendais compte que j'avais fait une erreur.
Lorsque je jouais les bisons, j'avais le sentiment que je ne pouvais pas gagner. Mais des fois, je gagnais. Je me rendais compte que mon adversaire avait fait une erreur.
Je ne sais pas ce que cette analyse vaut. Pas grand chose sans doutes. Mais ce qui est sûr, c'est que je ne jouerais plus à Buffalo, sauf si on me le demande gentiment. Je pense qu'il y a sans doutes des stratégies à mettre en place, des pièges pour gagner quand on est les Bisons. Mais je n'ai pas le courage de chercher. de plus, c'est pas vraiment mon truc.
Ce que je retiens : les partie sont courtes, les tours de jeu aussi. C'est pas désagréable à sortir au début. On a l'impression de jouer à un jeu un peu intelligent. Ha, mince, le problème vient peu être de là, je ne suis pas fait pour les jeux intelligents...