Une appellation pas toujours contrôlée...
Le visuel du jeu est très attractif. L'univers d'Astérix n'est pas loin. Le matériel et le illustrations donnent immédiatement envie de jouer.
Les règles s'apprennent facilement et sont agréablement présentées. Le public visé est clairement familial mais le jeu est loin d'être simpliste pour autant.
Le tirage des cartes et les inévitables lancés de dés introduisent une part assez importante de hasard mais c'est surtout le tirage des points de corruption qui laisse un gour amer d'injustice...
Dans l'excellent Cléopâtre et le Société des Architectes ou même dans le « petit » jeu Sobek (qui reprennent tout deux l’univers et le thème de Burdigala) l'attribution des points de corruption est savamment contrôlé par les joueurs. Ici on peut certes éviter la corruption mais les tuiles attribuent aléatoirement un chiffre en fonction d'un tirage à l'aveugle et les écarts sont trop conséquents.
La tactique n'est pourtant pas absente. Une gestion réfléchie de sa main de cartes est nécessaire. Burdigala ne fera pas beaucoup chauffer les neurones mais ravira les opportunistes.
La réflexion ne peut se faire qu'au moment où l'on joue son tour. Au niveau tactique le jeu se résume souvent à tenter de faire un bon placement de ses pions architectes sur le plateau.
Burdigala est un jeu qui peut séduire par sa simplicité ainsi que par le dynamisme de ces tours. Son univers de bande dessiné est sympathique. Cathala réussit une fois de plus à convaincre et à proposer un jeu à la fois accessible et intelligent. Cependant il ne signe pas là sa meilleure création. Le manque d'originalité est trop flagrant pour que j'adhère pleinement.