Le plus beau Wallace
Aahhh... Enfin !
Martin Wallace se met à penser à l'esthétique de ses jeux... Et ce n'est pas trop tôt ! Rien qu'à penser à un plateau d'Age of Steam devant moi et je suis mortifié par ces couleurs ternes et appliquées à la spatule. Ici, rien de tout ça : les plateaux de jeu individuels sont décorés à la manière d'église orthodoxe et le plateau de jeu est à la fois fonctionnel et regardable.
L'appréciation du jeu en lui même ne se fond pour le moment que sur une première partie mais Byzantium a un bon goût de "revenez-y". Préparez-vous une aspirine avant la lecture et l'explication des règles (à moins que quelqu'un ne connaisse déjà le jeu) car la règle est assez indigeste et comprend beaucoup de cas particuliers. Mais, comme souvent, tout s'arrange en jouant.
On se rapproche d'un Struggle of Empire : à vous le plaisir des conquêtes en sachant qu'il faut soit viser un relatif équilibre entre les deux forces en présence dont chaque joueur contrôle une armée, soit faire gagner un camp de manière unilatérale (en faisant par exemple tomber Constantinople). Le jeu superpose une mécanique guerrière : combattre pour conquérir des territoire à une mécanique financière : les villes conquises rapportent selon leur niveau de développement et cet argent peut-être réinvesti en puissance militaire ou converti en points de victoire. Ce qui fait aussi le charme du jeu, c'est l'aspect planification militaire : non seulement il faut savoir 'où frapper et quelles actions entreprendre dans quel ordre pour préparer cette attaque' mais il faut également organiser son armée en termes de capacité de mouvement et de répartition de ses forces... Sachant qu'en fin de tour, ce qui reste de l'armée pourra servir au tour prochain mais devra également être entretenue sous peine de sévères impacts sur les points de victoire.
Un bon jeu de conquête, original avec son double compteur de points de victoire, à essayer pour les amateurs.