La pression monte...
Avec « Bizantium », Martin Wallace met un brique supplémentaire à son œuvre. A travers ce jeu on sent clairement la philosophie de l’auteur et l’évolution des concepts développés dans ces jeux des dernières années.
Tout d’abord, Wallace a l’habitude de nous pondre un plateau légèrement chaotique. Aucune règle ne s’applique à l’ensemble de celui ci. Ici les règles de déplacement et les rapports de force sont différents selon les endroits de la carte selon que vous jouiez les byzantins et les arabes, et selon l’endroit ou ils se trouvent.
Le système de placement et de combat est par contre assez classique. La nouveauté vient principalement du fait que vous disposez d’une armée dans chacun des deux empires et que vous allez essayer d’influencer ces deux puissances à votre convenance. La mécanique du jeu en elle même demande d’être assez patient et se donner les moyens d’attendre pour exploiter les opportunités de fin de tour a l’air de s’imposer comme la stratégie gagnante (ce qui me semble un peu trop "automatique").
Mais si vous êtes largué, pas de problème. Wallace à prévu comme dans son précédent jeu « Liberté », la possibilité de gagner grâce à des évènements exceptionnels (typiquement la prise de Constantinople par les bulgares).
Au final, ce jeu au matériel soigné très intéressant sans être révolutionnaire propose à l’instar de « Struggle of Empire », une nouvelle exploration de l’univers des jeux de combats et d’influence à la mode Wallacienne.
On sent clairement la qualité monter dans les jeux de cet auteur (La qualité moyenne est déja tres bonne.)Par le passé, l'auteur nous avait sorti la perle "Age of Steam". J’attend avec impatience ses prochaines productions. Il y'a un chez d'oeuvre qui se prépare...