Byzance brûle-t-elle ?
Après Liberty, Martin Wallace récidive avec Byzantium. On ne change pas une équipe qui marche puisqu'on retrouve le principe de la mort subite et le contrôle de piles de tuiles. Il faut cependant ajouter des idées originales qui démontrent une fois de plus que, contrairement à d'autres, Wallace est capable de se réinventer à chaque nouveau jeu qu'il crée. Ici la nouveauté repose sur le double tableau de progression qu'il faut équilibrer sous peine de perdre la partie. Le système est bien pensé et fonctionne tout au long des trois tours que durent la partie.
Le jeu souffre cependant de quelque défaut. Le premier étant l'une de ses qualités : il est trop riche et donc difficile à expliquer aux autres joueurs. A titre d'exemple, chaque joueur peut durant son tour accomplir plus d'une dizaine d'actions différentes qu'il faut donc retenir. L'autre point noir repose sur le matériel car force est de constater que les tuiles présentées dans le manuel ne sont pas les mêmes que celles présentes dans la boîte. Celles-ci sont d'ailleurs moins pratique car plus petites et plus épaisses, elles ont donc tendance à s'écrouler au moindre choc. Enfin, il est difficile sans beaucoup d'expériences de lire la partie dès le premier tour, il faut en effet attendre le second pour commencer à établir une stratégie correcte.
Byzantium est un bon jeu que je place volontier à côté d'un Res Publica.
Johan HUBER