Sir Lancelot, choisissez votre arme !
Comparer Camelot avec la Bataille serait une injure !
Certes des ressemblances peuvent les rapprocher mais alors on peut en dire autant de beaucoup d’autres jeux. Formule Dé avec les petits chevaux et j’en passe …
Je vais donc essayer de relever le défi et tenter de sauver l’honneur d’un jeu qui pourrait bien avoir du sang noble...dans les cartes.
On ne le répètera jamais assez mais la qualité du matériel a une grande importance dans le plaisir que l’on prend à jouer. Camelot ne déçoit pas sur ce point ! Les cartes sont fabriquées à partir de carton de bonne qualité et les illustrations sont particulièrement réussies. On apprécie l’humour et la finesse des graphismes.
Le packaging a été également bien étudié : la boîte est petite et pourra être transportée facilement.
Le thème est finalement bien adapté aux mécanismes simples mais efficaces de ce petit jeu bien sympa. On se bat avec acharnement pour remporter les tournois. Si on décide de se retirer ou de ne pas participer, eh bien on regarde les autres se battre… Cela peut gêner quelquefois certaines personnes mais les joutes ne durent jamais bien longtemps à de rares exceptions près.
Le hasard dans ce type de jeu est forcément déterminant (pioche des cartes). On maudit le mauvais sort ou on bénit d’avoir autant de chance ! Les cartes « actions » permettent de pimenter le tout.
Des choix simples (Camelot n’est pas un jeu de haute stratégie) mais déterminants donnent au jeu un réel attrait et donnent l’illusion de ne pas trop être le jouet du hasard. Doit-on abandonner le combat pour économiser ces forces ? Jouer ou non des cartes actions ou les réserver pour un tournoi plus déterminant pour la victoire finale ?
Le rythme est soutenu et les parties sont rapides et jamais ennuyantes.
Camelot est donc un petit jeu léger mais réussi.