Quelle belle surprise !
J’admire Caylus depuis que je le connais. C’est un grand ancien qui n’a pas vieilli (ou du moins le pensais-je avant de jouer à 1303 :-D), à la mécanique redoutable.
Alors je ne m’attendais pas à aimer autant sa version modernisée : la disparition du tableau des faveurs, le vol de personnages (interaction directe), la disparition du contrôle de durée de partie (bailli), tout ça me faisait peur.
Et pourtant, après quelques parties à 2, j’en redemande, alors que j’allais souvent vers l’original à reculons, peut-être pour son austérité, mais très sûrement parce qu’il me grillait les neurones : je ne me voyais pas y jouer trop souvent, même s’il est excellent.
1303 est sûrement exigeant aussi, mais la fluidité qu’il apporte me rafraîchit et j’ai plus facilement envie de le sortir.
\*Ce que j’aime, par rapport à Caylus\* :
la mise en place variable qui type davantage les parties
la disparition des sesterces : quelle économie de temps et de charge mentale!
l’absence de bâtiment de départ produisant du tissu : il faudra en acheter ou trouver un autre moyen
la fluidité de la phase de résolution : beaucoup moins de bâtiments à choix, on gagne du temps, ça file, ça fuse!
les bâtiments rapportant 3 ressources me semblent plus cohérents et ne laissent pas le choix à leur propriétaire : la ressource est imposée (et ce n’est jamais du tissu) ce qui participe à fluidifier la phase de résolution
le prévôt, qui est toujours replacé entre les deux derniers bâtiments —> tension constante sur le bout de la route qqsoit le nombre de joueuses
le notaire est présent par défaut —> il est plus facile de typer les parties en tarissant les ressources
la simplification de certains coûts : une faveur coûte 1 ressource, tout comme construire une résidence
construction des bâtiments de prestige beaucoup plus fluide
les bâtiments de prestige donnant des revenus sont les moins chers (ça + le fait qu’il ne faille pas aller chez l’architecte pour les construire)
la disparition de micro-règles (coût d’une action selon combien ont passé, coût fixe si je viens sur mon propre bâtiment, bailli, décomptes de fin de période, max 1 faveur par ligne dans une même phase, restrictions d’avancée sur le tableau des faveurs…)
\*J’aime moins\* :
la disparition de l’écurie
l’ordre du tour façon Agricola (mais l’auteur est OK pour que l’ordre de passage dicte l’ordre du tour)
la disparition du tableau des faveurs (qqch comme celui de Caylus Magna Carta aurait pu être chouette)
le potentiel (car je n’ai joué qu’à 2 pour l’instant) sentiment désagréable de se faire piquer un perso