Mafia blues
J'adore le poker. Mais Chicago poker a finalement un rapport très lâche avec lui. Bien sûr, la valeur des combinaisons est la même, de la paire à la quinte flush, mais les cartes ne sont pas du tout les mêmes que les cartes traditionnelles. Ici, elles vont de 1 à 15 et il y a 5 couleurs.
La construction du concept de ce jeu est très professionnelle dans le sens où les mécanismes s'imbriquent bien et semblent bien s'équilibrer les uns les autres, de prime abord.
L'idée de base qui consiste à construire petit à petit ses mains sur différents objectifs (ici des établissements type restaurants, speakeasys, etc.) avec quelquefois des infos partielles semblait prometteuse: potentiel de bluff, et atténuation du hasard car sur plusieurs tours il semblait possible de construire ses mains avec de nombreuses pioches.
Malheureusement, dans les 2 parties faites jusqu'ici, ça n'a pas marché. La tension et le bluff ne sont pas apparus et le hasard a semblé prendre toute la place. Certaines combinaisons paraissent plus avantageuses que d'autres: la couleur face au brelan, par exemple. En tous cas, les quelques cartes actions, elles, sont très déséquilibrées. Si jamais je devais en refaire une partie, c'est sûr, ce serait sans ces cartes.
Le matériel, lui est très bien fait et très agréable à manipuler. L'infographie des acteurs américains est réussie et aide à donner une ambiance.
Le mystère est que Dice town et Chicago poker qui, je dirais, jouent un peu dans la même catégorie, celle du jeu léger, où la part de hasard est assumée, ne m'apparaissent pas du tout se valoir d'un point vue purement plaisir ludique. A quoi ça tient ? Encore une fois, mystère...
2 pouics, ce n'est pas beaucoup. Ça représente la hauteur de plaisir ressenti lors de ces 2 parties. Je n'exclus pas un changement d'avis, si une partie sans carte-action m'accroche un peu plus.