Obrigadoliprane
Bonjour les filles !
Bonjour Mi-Bantouuuu!
J'espère que vous avez bien dormi, que vous êtes en forme, parce que ce soir, on joue à Coimbra !
Oooh, Coimbra! J'adore le Portugal! Le fado! Les azulejos! Les pasteis de nata! La...
Stoooop !! Pour l'exotisme et le folklore, vous repasserez et moi aussi! On a certes devant nous une jolie carte, du très beau matériel de bonne facture, du bien bel ouvrage (cartes toilées, dés bien carrés avec leur support en...bon, heu...plastoc), mais on est assez loin de l'artisanat lusitanien. En revanche, je vous invite à une petite escapade de quatre manches et deux bonnes heures au pays de Combo-imbra...Accrochez-vous à vos synapses, l'explication du plan de route prend 40 bonnes minutes.
Ainsi commença notre première partie de Coimbra. Et à la fin, tout le monde dit "Obregado l'efervescência!" (Merci l'Effervescence, n.d.t.) en avalant son cachet ! Mais aussi merci, à nouveau, à ces auteurs italiens très allemands pour nous avoir offert une très agréable partie et d'avoir transformé pour une paire d'heures nos cerveaux en contortionnistes de haut-vol. Les filles en redemandent. Et moi donc!
Je résume les raisons de ces bonnes vibes qui ont fait chauffer nos caboches : quasi pas de hasard (malgré les dés qu'on lance pour tout le monde au début de chaque manche... donc aucun résultat n'est punitif et malgré le tirage des cartes, moteurs du jeu, parce qu'elles seront au final toutes mises en jeu), des choix à tous les étages, tout le temps, avec des effets d'engrenage qui atteignent des sommets et de l'interaction plutôt froide mais féroce. De plus, le temps et le nombre de parties le diront, mais il me semble bien équilibré (même si certaines tuiles monastères et cartes expéditions me paraissent incontournables pour l'emporter). Si vous roulez d'abord pour les mécaniques avant de vous intéresser au thème, Coimbra devrait vous plaire. Dans le cas contraire, le temps risque de vous paraître long et le voyage pénible....et encore plus long si vous avez autour de la table une paire de victimes de la bien connue "analysis paralysis" (là, pour eux, c'est la surchauffe assurée).