Le blockbuster du JdS s'avère être une vraie merveille
Projet pharaonique, Conan se permet en plus d'être une vraie merveille ludique, un pur bonheur d'affrontement tactique.
La boîte (en fait les boîtes) dégueulent de matériel pour nous plonger dans cet univers de fantasy un peu old school, un peu primitif, un peu cradingue. Plateaux, figurines et illustrations sont magnifiques, tout est fait pour nous immerger.
Le jeu se résume finalement à une fine gestion de point d'action, dans un système à la fois très simple et très souple. On peut se la jouer sans prise de tête, juste en "jouant" le rôle des persos et se réjouir lorsque Conan décapite un énorme serpent à la hache. Mais même les amateurs de jeux de gestion peuvent y trouver leur compte, vu que ce jeu peut aussi être joué de manière très réflexive, comme un affrontement tactique très tendu, où chaque énergie dépensée compte, et où la lecture du jeu de l'adversaire est essentielle : ce qu'il peut faire, ne peut pas faire, dans combien de temps il pourra le refaire etc.
Il y a aussi un vrai facteur humain dans cet affrontement, dans le sens où il n'est pas rare d'essayer de tromper l'Overlord / les Héros par des manoeuvres de diversions, des appâts etc. À noter d'ailleurs que le rôle de l'Overlord est loin d'être ingrat et qu'il est même sans doute le plus intéressant à jouer.
Et au final, après une partie, on a vécu un vrai petit film épique d'environ 1h30, avec rebondissements, retournements de situation, et suspense insoutenable. Tout ce que j'aime.