Gardons la fooooooooooooooiiiiiiiiiiii !
Allez, je l’avoue ; j’ai une tendresse pour ce jeu, mais je sais que personne ne voudra plus s’y risquer. Oui, il n’est pas très beau, et c’est un fouillis de cartes mal équilibrées, un labyrinthe de cartes d’action, de voix difficiles à évaluer au total, sans parler de l’absence totale de rangement à l’intérieur (je ne sais plus si les élastiques sont d’origine). Quant au calcul des points de victoire (compter les âmes, quel délice !), il est remarquable de touffeur (2 500 + 750 000 + 1 000 000, etc, etc… ça c’est du jusqu’au boutisme de la simulation !).
Parmi les déséquilibres, outre certaines cartes d’action, le pire est sans doute que certaines parties du crédo sont impossibles à faire passer. Notoirement le manichéisme et « Je crois en trois dieux… » ou en « Sol Invictus ». Simulation, simulation… Tu parles ! Encore un coup du Vatican et de son nid de vermine inquisitrice ! J’enrage.
Cependant, le thème le sauve de mon souverain mépris. Certes, c’est élitiste, mais c’est une espèce de bonheur pour historien(ne)s des premiers christianismes, un bordel d’humour irrévérencieux. Les règles sont difficiles à sauver, mais si on s’y croit un peu, on ne passe pas un mauvais moment, même si ce sera une expérience… unique.
La vague envie de rejouer meurt quand il s’agit de re-classer les cartes !