Cuzco, jeu mégalo ?
L'intégralité de la critique est lisible sur le site VonGuru :
On comprend pourquoi Java–Cuzco est une merveille du jeu à l’allemande. Le nombre de dix actions peut effrayer au début, mais on est très loin de Wendake ou même de Western Legends, ces choix sont rapides, intuitifs et on risque finalement assez peu d’analysis-paralysis, compte tenu de leur simplicité. Il n’y a après tout que trois manières de gagner des PP, les bassins, les temples et les fêtes, et deux types d’environnements pour nous aider à les gagner, les villages/villes et les cultures. La salade de points est rudimentaire, et d’autant plus accessible à un enfant d’une douzaine d’années que le peu de variété et la grande joliesse des pièces mettent immédiatement en valeur les différentes manières de gagner. Même les pictogrammes des aides de jeu leur paraîtront limpides après quelques explications pour les déchiffrer !
Finalement, la seule raison qui pourrait justifier la restriction de Cuzco aux quatorze ans et plus est sa longueur, qui peut surtout se faire sentir à deux joueurs, mais ne devrait rebuter aucun joueur patient, quel que soit son âge, tant le charme exercé par la simplicité de Cuzco, et ses aspects malgré tout impitoyables, est d’emblée évident. Il s’agit d’ailleurs d’un aspect qui m’a très agréablement surpris, une interactivité forte et constante, les joueurs passant leur temps à comparer leur hauteur et leur présence aux autres, et à s’enquiquiner en plaçant leurs meeples là où il ne faut pas, en profitant des tuiles, des bassins et même des tuiles des autres… Comment ne pas se réjouir de ce que Super Meeple remette à l’honneur (et de façon si séduisante) ce jeu de placement efficace, à la limite de la férocité ?