Un déluge de pions...
Déluges avait tout pour devenir un grand jeu de civilisation intelligent et accessible. Malheureusement, le matériel proposé rebute pratiquement tous les volontaires de participer à une partie de Déluges.
Il faut avouer que le plateau est vite noyé sous une pléthore de pions diverses, noyant les joueurs sous un déluge d'informations anarchiques. On ne voit pas très bien ce qui se passe, donc une impression de fouillis rédhibitoire se dégage sonnant le glas chez beaucoup de l'intérêt de Déluges.
Passer cet obstacle demande du temps et la patience n'est plus trop d'actualité de nos jours. Dans notre société consumériste, un jeu succède à un autre, le temps pour plaire se réduit la plupart du temps à une partie de découverte.
Déluges se dévoile au bout de cinq ou six parties où on découvre un potentiel formidable, l'envie de ressortir la boîte, de développer une civilisation appelée à disparaître.
Avec un matériel à la hauteur, Déluges aurait marqué de son empreinte le monde ludique. Malheureusement, j'ai bien peur, au moment où je rédige ces quelques lignes, qu'il soit déjà oublié du plus grand nombre.
Dommage !