Hard fun light très intéractif
Dans ce jeu d'enchères, de collections et d'échanges, on va monter des projets pour extraire des pierres précieuses, puis dépenser ces pierres pour acquérir des bâtiments qui embellissent notre parc. Ces deux phases principales se déroulent sur le plateau central, tandis que les gains divers sont ramenés vers notre plateau personnel.
Outre ces deux actions (production de pierres puis achats au moyen de celles-cies) on peut aussi monter sur 4 pistes qui augmentent nos possibilités pour telle ou telle stratégie choisie.
Les purs jeux d'échanges comme Diamonds Club peuvent sembler répétitifs lorsqu'ils ne font pas appel à des mécanismes variés. Heureusement, l’enchaînement des actions est ici très astucieux et fluide, et tous nos choix ont des effets très marquants, sans jamais provoquer de blocage (on est dans un mouvement perpétuel très dynamique qui ne cherche pas la tension). Le twist le plus intéressant se situe sans doute dans la phase d'enchère avec les pièces: on remplit un tableau de gains avec la nécessité de placer une pièce supplémentaire par pièce déjà placée sur une case orthogonalement adjacente.
Diamonds Club est un jeu simple mais qui comporte déjà pas mal de facteurs à prendre en compte, et c'est sans doute ce qui lui évite l'écueil de la répétitivité excessive. On pourrait le comparer à Alhambra, avec d'avantage de phases de jeu plus variées, et l’interactivité y est plus importante.
Jamais édité en France, il s'agit d'une curiosité intéressante, sans arriver toutefois au statut de classique. Son look très désuet et kitsch provoquera sans doute des moqueries de la part des "joueurs modernes" (les snobs de la nouveauté perpétuelle) d'autant que les acteurs célèbres représentés sur la boîte sont assez ridicules, mais le jeu a quand même de la gueule sur la table. Surtout, il diffuse une ambiance conviviale de hard fun light: on calcule sans cesse ses coups tout en tentant de prévoir ceux des autres, mais tout cela reste relativement simple. Finalement, son côté désuet joue pour lui, car il propose exactement ce que les jeux actuels ne savent plus vraiment faire.