Souvenirs de Dixit
Je me souviens...
C'est une carte toute simple. Tu n'as même pas eu le temps de la jouer, la partie s'est terminée juste avant. Mais était-ce le lendemain, ou la semaine suivante que tu nous en a parlé ? De cette carte que tu n'avais pas pu oublier, et qui t'avait suivi jusque dans tes rêves mâtinés de cauchemars.
Un homme de dos qui joue au chef d'orchestre avec des oiseaux. Sauf que la sable l'engloutit peu à peu. Une araignée de sinistre présage semble le narguer.
Tout simplement. D'innocentes couleurs pastels qui t’empêcheront de jouer pendant longtemps.
Bien sûr, on peut sans risque tenter les références culturelles, voire les utiliser de façon stratégique. Mais toi tu jouais selon l'esprit du jeu, entrouvrant très légèrement la porte de ton inconscient. Simplement, cette carte avait provoqué un courant d'air. Ça arrive.
Je me souviens...
Des premiers tours en manque d'inspiration, du besoin de retrouver peu à peu ses marques comme Alice cherchant la taille adéquate au pays des Merveilles.
Des tristes parties où personne ne les trouve vraiment. Ça arrive.
Je me souviens...
Des confidences suscitées, des fous rires éclatés, des malaises provoqués. Ça arrive.
Je me souviens...
de Conjugaison. D' Ici même, demain matin. De Jeune fille de 13 ans. Et de bien d'autres encore.
Je me souviens...
D'illustrations. Non, une illustration, cela semble inerte. Quand un dessin devient à ce point vivant, il devrait porter un autre nom. Ou revenir au sens étymologique d'illustration : Lumière resplendissante – Révélation.
Je me souviens...
D'être tombé amoureux d'un jeu. Ça arrive.