Voir le Doge et mourir...
Colovini reste pour moi une énigme ludique. J'ai tendance à penser que son talent réside essentiellement dans la conception de mécanismes ingénieux mais tortueux sur lesquels il va ensuite coller un thème plus ou moins bien adapté...
En lisant la règle de Doge, j'ai été frappé par le côté "algoryhtme" qui s'en dégageait.
Le jeu est fidèle à la règle. Froid et calculateur. Comme c'est un jeu de majorité, on est bien souvent dans la ré-action plus que dans l'action, et les choix stratégiques sont très limités, pour ne pas dire quasi inexistants. Et plus la partie avance, plus on a l'impression d'être dans un joyeux bordel, ce qui est paradoxal pour un jeu sans hasard!
Au final, les scores restent serrés, sans qu'on puisse vraiment dire pourquoi on est premier, ou dernier...