Un jeu qui a du coffre
Après avoir jeté un bref coup d'oeil à la boîte, on lorgne un peu plus sur le matériel.
On étale la carte aux trésors (bien dessinée), on joue cartes sur table (bien rendues bien que le rouge et le marron ainsi que le violet et le gris ne se distinguent pas bien les uns des autres), tous prêts à aborder le jeu avec enthousiasme.
Les coups fourrés se préparent et il faut garder un oeil sur ses adversaires qui ne manqueront pas d'observer votre jeu pour vous empêcher de hisser vos voiles trop vite et de prendre le large.
Car l'achat nécessaire d'une île doit être bien gérer selon plusieurs critères: combien ça coûte, ce que ça rapporte comme butin en cours de partie (sabres, ducats et pierres précieuses) ou à la fin (coffres) et si ça peut enquiquiner quelqu'un.
Et un pirate qui se respecte aime bien enquiquiner son entourage.
Et un pirate qui enquiquine ses voisins saura s'adapter aux tirages houleux, profitera de la moindre occasion pour sabrer les projets de ses ennemis et aura le pied malin pour expliquer à Le Borgne d'où vient cette odeur de cuir quand celui-ci finira la tête dans le sable.
Il faudra jouer de ruse et de vigilance sans pour autant ramer jusqu'à la terre ferme d'une victoire rondement menée.
Et quand viennent les bateaux de la dernière heure, les scélérats quitteront le navire pour tenter de conquérir quelques rares trésors encore disponibles.
Puis l'aventure prendra fin où le blanchiment d'articles de guerres et d'argent douteux prendra l'eau, d'une eau aussi transparente et d'une humeur aussi sanguine que la malhonnêteté de son acquéreur.