Il est où Matt Damon ? :p
Après Splendor et Black Fleet, voici le troisième jeu des Vachers Stellaires, présenté comme leur jeu le plus "core gamer" avec du poil autour. Bon, même si c'est plus complexe que Splendor, ce n'est pas non plus d'une complexité absolue : ce n'est pas du familial plus mais du expert moins (haha^^').Le matériel est somptueux, les illustrations superbes et le thermoformage bien pensé. Le tout donne très envie de jouer (et je suis sensible à l'esthétique et au matériel d'un jeu). Il s'agit d'un jeu de collection de cartes ( de même valeur ou de même famille). C'est tout ? Non, la subtilité va être que ces cartes ont des pouvoirs, qui vont souvent fonctionner entre eux, mais qui vont arrêter de fonctionner si on décide de les scorer (ce qui est le but du jeu quand même). D'où un petit dilemme, profiter du pouvoir d'une carte le plus longtemps possible, au risque de ne pas pouvoir la scorer plus tard, ou la scorer tout de suite pour faire de la place et jouer la sécurité mais se priver d'un pouvoir utile. S'ajoute à cela une mécanique d'achat des cartes assez originale (chaque carte nécessite une ou deux couleurs, représentées par des piliers appartenant à chaque joueur et dont il va falloir se départir après chaque achat, réduisant ainsi les possibilités d'achat futures) et un système de quêtes astucieux afin de déterminer l'ordre des tours, le gain d'argent et le nombre de transferts de cartes (scoring).Au final, Elysium est très plaisant, calculatoire juste ce qu'il faut mais pas trop complexe et possédant une part d'aléatoire certaine dans la sortie des cartes (toutes ne sortiront pas). La pioche étant de plus constituée de 5 familles de dieux parmi les 8 disponibles (chacun apportant des spécificités dans les pouvoirs et les combinaisons possibles), le jeu jouit d'une excellente rejouabilité. Sans être une bombe ni une révolution ludique, Elysium n'en demeure pas moins un jeu sans faille, sublimé par son matériel de haute qualité.