Marchand ou explorateur ?
Sous une boite laissant présager un jeu fantastique et exotique (des hommes chats sur fond de château portuaire médiéval), Felinia est un jeu bon d'enchère. Mais quid du thème dans le jeu ? Les marchands auraient très bien pu être des batraciens chameaux ou des phoques zébrés.
Mais passons outre cet univers assez peu immersif pour s’intéresser au jeu. Bonne surprise, le système d'enchère, base du jeu, est bien ficelé et assez agressif. Chaque joueur va positionner un jeton action sur une place du marché pour y récupérer une marchandise. Et si un autre joueur (ou le même d'ailleurs) s'y positionne à nouveau, les jetons s'empilent. A la fin de la phase d'enchère, le joueur en haut de la pile pourra choisir en premier la ressource qu'il veux, mais paiera plus cher que les autres (1 pion dans la pile = 1 pièce). Donc un savant dosage d'observation, d'attente et de coups fourrés est conseillé pour rassembler les marchandises nécessaires.
Nécessaire, mais à quoi ? A remplir des bateaux et ainsi déclencher la seconde phase du jeu, l'exploration. Plutôt basique, sans grand intérêt, on accoste sur une zone de la couleur du bateau, et on déplace son colon pour récupérer des jetons. plus on a de jetons du même type, plus on marque de points de victoire.
Pour pimenter la chose, quelques tuiles bonus supplémentaires sont disponibles, des règles spéciales sur sur des villes légendaires et des façons plus compliquées d'explorer le verso du plateau de jeu, mais rien de bien révolutionnaire.
En résumé, Felinia est un jeu d'enchère plutôt réussi, mais fusionné à une partie exploration plutôt fade.