casse-tête chinois
Chic, un coopératif !
Avec son thème très accrocheur et ses magnifiques illustrations, Ghost Stories avait tout du must have.
L'ouverture de la boîte ne déçoit pas : matériel superbe et sombre, tuiles et cartes promettant une bonne réjouabilité...
Et puis... vient la lecture des règles, assez ardue, confuse et laissant place à pas mal d'interrogations et de doutes.
Ma première partie a été largement gâchée par de trop fréquentes relectures et interprétations des règles, à tel point qu'elle n'est pas allée au bout (par jet de l'éponge des joueurs...)
Le seconde (gagnée avec un peu de chance) a été plus agréable, quoique tendue et un peu confuse à certains moments (nous ne savions pas si certaines actions étaient correctement exécutées, d'où référence constante aux règles). Nous sommes restés avec un sentiment un peu mitigé : le jeu paraît touffu et difficile à maîtriser (ce qui était, il est vrai, annoncé dans la dernière page du livret).
Quelques mois après, j'ai rouvert la boîte pour l'expliquer à des amis.
La partie a été totalement catastrophique tant nous avons été submergés par les fantômes. Après une très grosse claque et une courte nuit, nous étions bien résolus à prendre notre revanche. Avec les mêmes, nous avons abordés le jeu avec une détermination redoublée et, un peu aidés par la chance quand même (un big boss pas trop méchant sur la fin), nous avons réussi à triompher.
Après plusieurs autres parties, le "bilan" ?
Il y a du bon : de toute évidence, on gagne vraiment à jouer à plusieurs, même si les interminables discussions ralentissent beaucoup le jeu ; les parties sont vraiment tendues et le jeu est tellement dur qu'on accepte rarement « d'en rester sur une si grosse humiliation ». La rejouabilité est maximale... quoique.
Car il y a aussi de gros bémols : le thème, quoique magnifiquement restitué, apparaît finalement assez artificiel, totalement masqué par le côté « résolution de casse-tête mathématique » qui écrase vite l'ensemble (et décourage assez largement de se jeter sur l'extension White Moon... comme Maxwell, « ce n'est pas la peine d'en rajouter »...)
Dans le genre « coopératif », c'est plus réussi que le survendu Pandémie ou le trop complexe Battlestar Galactica, assez comparable à Novembre Rouge même si fondé sur des arguments radicalement différents... mais cela reste, vraiment, moins immédiatement prenant que Les Chevaliers..., qui restent LA référence.
Toutefois, puisqu'il se joue à moins de 5, c'est un complément intéressant...