Pour les puristes.
A la lecture des courtes règles de Go West, on se sent comme le personnage sur la boîte: dubitatif devant un grand vide. Et la plupart des joueurs vont se sentir aussi comme ça.
Leo Colovini a ici poussé son obsession de l'"épure tordue" au maximum, de sorte qu'il paraît impensable de prime abord que ce huits zones, ces quelques pions et ces simples cartes puissent revêtir ensemble une quelconque profondeur. Puis on lance la machine. Et ça tourne. Et ça éblouit, ça sature les neurones... on peut même se sentir complètement dépassé par ces majorités tournantes infernales. C'est très moche, sans intérêt thématique, ça semble avoir été conçu pour un peuple extra-terrestre pour qui le mot "fun" est la pire insulte qui soit. C'est du Colovini hardcore. Même vos potes qui kiffent les si jolis Carolus Magnus ou Clans ne seront pas forcément emballés: il faudra surtout compter sur les cérébraux adeptes de logiques tordues pour se délecter avec vous de cet OLNI.