Mine de règles et de plaisir ?
Si j’aime davantage les idées derrière le packaging que le packaging lui-même, et que la nécessité de se reporter souvent à l’aide de jeu pour comprendre les effets de nombreuses cartes me paraît vraiment manquer d’intuitivité et de la fluidité recherchée par un jeu comme Gold River, difficile de résister à ses charmes, y compris éditoriaux, alors même que ces deux points pourraient être rédhibitoires sur un jeu moins bien conçu matériellement et mécaniquement, et que Gold River est d’une étonnante richesse pour un titre vendu 14 euros à peine (!).
C’est qu’il crée une ambiance délicieusement électrique autour de la table, entre la peur des dés et celle de pouvoirs très interactifs, pour ne pas dire carrément agressifs… sans n’être qu’un « jeu d’ambiance » ou un « jeu d’enfoirés », se « limiter » à cela, puisque l’obtention des cartes repose sur un système d’enchères, de sorte que tout ce que l’on subit est à un certain point la conséquence de ses choix.
Et tout cela avec la finesse à laquelle les deux légendes vivantes que sont Bruno Cathala et Faidutti nous ont habitués, c’est-à-dire avec une accessibilité impeccable du système de règles et des tours parfaitement fluides, un hasard qui n’est pas nié mais assumé pour être judicieusement exploité, une diversité de petites règles évitant habilement les injustices tout en permettant une certaine profondeur de jeu et une véritable variété des parties. Osons le jeu de mots (facile) : une pépite.
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