La purge a commencé
Encore un "Dixit-like", qui essaie de tirer son épingle du jeu en proposant une approche horrifique très bien mise en valeur par de belles illustrations mêlant des univers oppressant bien connus comme la mythologie de Lovecraft, la série Stranger Things et une ribambelle de films d'horreurs cultes.
Ici nous sommes dans un jeu purement coopératif, plutôt dans la veine d'un Mysterium, où finalement chacun joue autant à deviner ses images que celles de ses camarades, ce qui est déjà un gros point négatif (mais très personnel), car un joueur peut être complètement "absent" de la partie sans qu'il y ai d'incidence, ou autrement dit tout le monde ne joue pas forcément. Point positif qui contre-balance ça, on peut très facilement dépasser la limite de 6 joueurs indiquée sur la boîte.
Ce jeu m'a déçu. L'éditeur Sorry We Are French nous a habitué à des jeux profonds, techniques, très rejouables... Avec Greenville j'ai l'impression qu'ils se renient pour essayer de surfer sur la vague très porteuse des connexions imagées. Ce type de jeu n'est généralement ni profond ni technique, mais en plus dans le cas de Greenville il est moins rejouable que ses "concurrents". Car chaque joueur doit lui-même dire ce qu'il pense de sa carte et c'est ensuite au meneur de jeu de lui trouver une prochaine carte qui aille dans ce sens. D'une partie à l'autre, si un joueur tombe sur la même carte il a donc toutes les chances de répéter à peu près la même chose, des habitudes de jeux s'installent très rapidement.
L'intérêt n'est pas trop là non plus, car l'aventure horrifique qu'on nous vend n'a ni queue ni tête, et fini autant en queue de poisson qu'elle débute.