Une mécanique des cartes géniale, un plateau qui l'est moins
Voilà un beau jeu familial + de pose d'"ouvricartes", mécanisme dans lequel votre main remplace les meeples. Comme dans le bon et simple Asara, ce truchement débouche sur de nombreux avantages (manipulations supplémentaires et variabilité) pour finalement peu d'inconvénients (ha, on aime quand même bien les meeples).
La mécanique de base de Gugong tient dans un mouvement perpétuel de poses (exigences croissantes qui se rebootent) exactement comme dans un jeu de plis, mais qui mène à ce grand plateau aux zones d'action très variées.
Ce dernier est très beau mais un peu brouillon, comme une succession de mini jeux assez peu reliés les uns aux autres -c'est d'ailleurs un défaut récurrents des jeux de pose d'ouvriers. On assimile (rapidement) les règles de chacune de ces zones, dont notre main ne nous autorisera qu'à visiter un nombre limité à chaque tour. Il faudra donc choisir l'action la plus appropriée, et pour cela une bonne planification sera préférable au seul hasard de la construction de main. On apprendra donc rapidement à se fabriquer la main optimale pour la manche suivante, un peu comme dans Blackout Hong Kong mais en beaucoup moins "prise de neurones". C'est un petit calcul de programmation très sympa et accessible, qu'il faudrait sans doute reprendre avec un plateau moins éclaté, plus cohérent.
Les actions et piste de fin de manche sont vraiment en mode "hit or miss": certaines sont vraiment excellentes, d'autres proche du Kamoulox cheaté (en particulier la piste du bateau et cette de la muraille). Le jeu reste cependant très agréable et facile à sortir, mais on lui sent un potentiel de chef d'oeuvre qu'il est loin d'attendre en l'état.