Pas épique pour un sou !
Choisir la guerre de Troie comme thème, c'est très osé.
C'est un thème qui me fait tellement rêver (et je ne dois pas être le seul) que j'ai immédiatement craint qu'il soit gâché pour un petit jeu banal alors que l'on rêve d'une folle épopée et de batailles héroïques.
Malheureusement, ça n'a pas manqué d'arriver, ce qui était prévisible pour un petit jeu de cartes (24€ quand même). Finalement, cela se résume à une petite phase d'attente où l'on se fortifie en emmerdant les autres, avant de lâcher les chevaux pour tenter de toucher le gros lot.
Gros lot que toucheront immanquablement les possesseurs d'éléphants, alors gare à vous, si vous n'en touchez pas un de la partie (je réviserai ma mythologie mais la présence des éléphants me semble tout de même étrange)...
Pourtant, certaines bonnes idées sont présentes, la gestion de sa main sur plusieurs tours est toujours un mécanisme qui me plait et le fait de ne pas pouvoir abandonner trop tot pour se renforcer de peur d'attraper les points négatifs de Thanatos en est une aussi.
Mais à part cela, c'est l'encéphalogramme plat. On se contente d'empiler des cartes en comptant les points, où finalement seules les alliances frustrantes (et qui ne génèrent pas chez nous un pet d'ambiance) permettent de contrecarrer celui qui a les meilleures cartes en main... Les duels de la gorgone (monstre aguichant mais thème complètement plaqué) m'énervent également au plus haut point, car il arrive que ceux-ci se terminent immédiatement sous votre nez si vous n'avez pas les bonnes cartes pour continuer et que les autres ne sont pas intéressés...
Au final, j'ai été extrêmement déçu par ce tout petit jeu au thème original et aux jolies illustrations mais qui fait partie de cette horde, de cette meute, que dis-je de cette armée de jeux banals, sans originalité qui font envie lorsqu'ils sortent et qui finalement ne sortiront que 2 fois sur la table en attendant que la prochaine nouveauté nous fasse baver.
Société de consommation, quand tu nous tiens, même dans le jeu, nous entrons dans l'ère du jetable...