Bon et dynamique
Dans KARNAG, on dispose de 3 druides qui "tournent" sur un chemin autour du plateau comprenant un « trou » central duquel s’échappent des monstres. Le thème du jeu est d’arrêter les forces du mal.
L’objectif mécanique est de marquer des points de victoire, de différentes manières :
en capturant des monstres (on a un druide en face et on dépense des « mana » selon la distance jusqu’au monstre)
en formant des gemmes (avec 2 druides en dépensant des manas)
en formant des menhir (2 gemmes alignés deviennent des menhir). Lorsque 4 d’entre eux sont alignés et ferment le trou central, c’est la victoire pour les forces du bien, la répartition des points change (les menhir étant mieux valorisés).
Le jeu se déroule en 5 ou 6 tours (selon le nombre de joueurs).
La mécanique principale est de la pose d’ouvriers avec de la programmation (façon Caylus) : on pose des cubes sur des cartes épaisses actions qui sont ensuite réalisées dans l’ordre.
Ces cartes sont remélangées avant chaque tour, ce qui force les joueurs à s’adapter.
Il y a tout un tas d’actions différentes : points de déplacement à répartir entre les druides, préparer des potions pour gagner de la mana, capturer des monstres, poser, placer une gemme.
Les joueurs disposent également de curseurs « connaissances » matérialisés sur le plateau qui modifient l’effet de leurs actions ou permettent de réaliser des actions bonus (gagner du mana ou déplacer des gemmes).
La prise en main du jeu n’est pas évidente, il faut une partie pour bien comprendre la mécanique.
Le jeu offre une bonne richesse tactique, en un temps relativement court ce qui en fait un très bon jeu. Son gros point fort est qu’il a une vraie dynamique : on commence doucement (captures, pose de gemmes) et on marque beaucoup de points en fin de partie dès qu’on arrive à aligner les gemmes dans les zones centrales (menhirs). La tension monte quand la fin approche.
Ses uniques faiblesses à mon sens sont le manque de thème, et l’abondance générale d’actions, de paramètres et d’objectifs qui le rend difficilement lisible. J’aurais mieux apprécié KARNAG s’il avait été plus épuré.