Le remake heroic fantasy du culte Ghost Stories !
Ghost Stories était séminal dans le sous-genre du jeu hardcore, à la difficulté volontairement très élevée, mais cette catégorie semble connaître une popularité grandissante dans une darksoulisation du jeu de société, de sorte que son retour sous la forme de Last Bastion trouve toute sa place dans le contexte contemporain. Entre exigence et accessibilité, il a ainsi quelque chose d’un Aeon’s End light, moins technique, plus bariolé, mais assurément pas moins punitif ou plus puéril.
La moindre erreur peut aisément conduire vers une défaite cuisante, et c’est pourquoi on appréciera particulièrement que les nombreuses possibilités de ses lieux, héros et monstres soient soumises à un système de règles aussi simple, quand d’autres titres complexes le sont déjà dans la complexité de leurs règles. Si, pendant la première partie, on consultera abondamment le descriptif des pouvoirs, on retiendra ensuite très bien la signification plus ou moins claire des différents pictogrammes au point de mettre en place Last Bastion et de le pratiquer sans plus du tout revenir aux manuels.
Ainsi Last Bastion est-il étonnant au meilleur sens du terme pour un coopératif non-narratif, par sa capacité à immerger très efficacement dans la peau de son avatar et dans sa situation désespérée, par sa rejouabilité, par la fluidité de ses tours et parties, par son agrément éditorial – c’est joli, grand, c’est aéré. Un plaisir pour les yeux, et un plaisir ludique auquel on revient encore, qui sait si bien faire vibrer notre corde masochiste !
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