Prêt à défendre le dernier bastion ?
Pourquoi on aime beaucoup Last Bastion ? Déjà parce que c’est exigeant. Qui dit exigeant, dit très difficile et assez punitif. La moindre erreur d’anticipation ou le moindre oubli pourront être fatal ! Plutôt facile à comprendre et à jouer, le jeu est pourtant très difficile à maitriser. Il faudra maximiser l’utilisation des pouvoirs asymétriques de ses héros, avoir un positionnement sur le plateau toujours sans faille, être très malin sur le positionnement des monstres (les garder à portée, utiliser les angles intelligemment pour pouvoir en combattre deux à la fois), gérer une priorisation millimétrée des actions et effets de tuiles, discuter avec ses coéquipiers et anticiper ce qui pourrait nous arriver à tout moment. Du coopératif costaud et passionnant !
Car le jeu peu être assez imprévisible et le hasard de la pioche faire très mal. Il n’est pas rare d’enchainer 3/4 monstres avec l’arrivée d’un nouveau monstre en effet d’entrée ! Dur de s’en relever si nous n’étions pas bien préparé ! Mais c’est cette difficulté et ce challenge qui rend Last Bastion aussi excitant, et particulièrement savoureux quand le Seigneur de Guerre entre en jeu et qu’il faut balancer tes dernières énergies pour prendre le dessus et remporter une partie au mérite. Tout le début de partie ne sera déjà pas une mince à faire, mais devra surtout être mis à profit pour se préparer et anticiper l’arrivée du ou des seigneurs de guerre ! Être certains d’être bien équipé de jetons de couleurs permettant de combattre plus facilement les gros monstres ou seigneurs, puisque de manière général, seul 3 dés (hormis chez le Nain Kazgin) pourront être utilisé pour les combats faisant au maximum sur un lancé chanceux (sans l’aide d’équipements) 3 blessures. Certains seigneurs auront 5 ou 6 symboles de leurs couleurs. Il faudra donc bien se préparer, utiliser aussi l’étendard et les tuiles du jeu de la bonne manière. Facile à dire, une autre paire de manche à bien faire !
Pour ne rien gâcher, le matériel avec ses 8 figurines est de très bonne facture, et les illustrations de Pierô & Nastya Lehn particulièrement sublimes. On apprécie aussi fortement les socles de couleurs permettant de bien indiquer à qui est chaque figurine.
Le jeu fonctionne aussi parfaitement peu importe le nombre de joueurs, que ce soit en solo, à 2 ou 3 ou en configuration idéale à 4. En dessous de 4 joueurs, certains plateaux seront des plateaux neutre (pas de pioche et pas de joueurs associé), qui devront quand même être surveillé, et qui ne gâche en rien l’expérience de jeu, ni ne donne l’impression de trop modifié l’équilibre où la difficulté.
Les durées de parties sont assez rapide pour ce style de jeu, entre 30 et 60 minutes suivant le nombre de joueurs et la motivation des monstres. Les parties donnent l’impression de passer encore plus vite que cela, donnant facilement l’envie d’en enchainer une nouvelle. Un excellent point.
Last Bastion se place donc facilement très haut dans nos jeux coopératifs préférés, et le jeu se joue très bien en famille en mode :
On retrousse nos manches et on va aller taper du monstre ensemble pour défendre le dernier bastion. Pas question de se laisser envahir. Nous serons plus fort ensemble et nous allons lui montrer à ce Seigneur de Guerre ce que ça fait de se frotter à la famille Akoa Tujou !
Plus d'infos avec les avis de nos enfants sur notre test sur :