Livingstone, un jeu qui recherche encore son thème !
Oubliez le thème, il est complètement fallacieux. Par contre, le jeu développe des possibilités mécaniques intéressantes. On peut piocher comme dans Thèbes dans un sac pour essayer de gagner des pierres précieuses. Un tableau à double entrée, où les joueurs posent leurs petites tentes, permettent de marquer des points immédiatement, mais aussi de possèder des majorités en fin de partie. Moins on marque de points dans l'immédiat, plus on risque d'en marquer en fin de partie. Des cartes actions amènent de la fantaisie au jeu et aussi des tactiques nouvelles (anticipation, programmation, prise de risques, avantage en points, argent....). Le mécanisme central repose sur un lancer de dés (comme dans Yspahan) avec des choix cruciaux constants (quel dé prendre, quelle valeur ?). Les joueurs pourront prendre plusieurs dés, dans l'ordre du tour, seulement si les valeurs sont croissantes.
La petite astuce éliminant le joueur qui a le moins d'argent à la fin crée des tensions et un suspens jusqu'au dernier instant de la partie.
Rien d'original dans la boîte, mais un assemblage réussi et d'excellente facture en ressort.
Attention, le hasard joue un rôle tout de même important dans l'évolution de vos actions. Il est même possible pour un joueur de jouer 5 ou 6 tours de moins qu'un autre (autant dire que les chances de victoire s'amenuisent).
Et apparemment, une stratégie semble l'emporter sur les autres mais je vous laisse la découvrir par vous mêmes. Il vous faudra au moins 3 parties pour la découvrir et ce n'est pas réellement gênant.