London calling
Grand fan de Martin WALLACE, il faut bien avouer que ce jeu est complètement différent des titres précédents du maestro de Manchester.
Il s'agit ici de gérer au mieux sa main de cartes pour construire et rénover la ville de Londres tout en gérant la pauvreté. Chaque quartier (une pile de cartes posée devant soi) permet de gagner des PVs, de l'argent ou de défausser des cubes de pauvreté.
A chaque fois que l'on choisit l'action de rénovation, on récupère des cubes de pauvreté (nombre de quartiers + cartes en main - nombre d'arrondissements de Londres achetés). Un des moyens de réduire la pauvreté est d'investir dans la ville (achat d'arrondissements sur le plateau de jeu).
Le thème est très présent :
1/ la pioche de cartes est constituée de 3 decks chronologiques de façon à respecter l'histoire de la reconstruction de Londres
2/ la pauvreté, représentée par les cartes, contre laquelle il faut lutter tout au long de la partie (plus on a de cartes en main et de quartiers dans sa ville et plus on va devoir faire face à la pauvreté)
3/ la construction du métro
Les règles sont simples, le jeu facile d'accès, les parties fluides et assez rapides.
Seul bémol : peu d'interaction (contrairement à tous les autres WALLACE), mis à part quelques cartes et lors de l'achat d'arrondissements.
Ce jeu est assez représentatif de l'inventivité et de la patte de l'auteur (le thème d'abord, les mécanismes qui servent le thème).
Une intrusion très réussie de Martin WALLACE dans le domaine des jeux de deck de cartes.