Grand jeu, petite boîte
Louis XIV fait partie des jeux pour lequel j'ai la plus franche sympathie.
Non qu'il soit dénué de défauts, du thème plaqué au hasard de la pioche de blasons en passant par le tirage des cartes à effets assez inégaux sont là pour le prouver.
Mais outre cet affront qui rebutera peut être quelques joueurs amateur de calculette à 150 boutons, le mécanisme principal permet de faire régner autour de la table une certaine ambiance qui n'est pas pour me déplaire. En effet, il n'est pas rare, après quelques tours studieux où l'on se pourrit gaiement à coup de majorité (très bien pensé ici), que ça râle, que ça couine, même pleure de si t'as une petite vengeance à placer sur le copain de droite parce qu'il t'as cassé ta meule un jour de juillet 85, et bien ici, faut pas se géner, on peut le faire.
Du jeu allemand méchant j'en redemande, Louis XIV pour vous servir.