Du jus de cerveau sans âme (et pas cool)
Encore un mécano abstrait, risible de platitude artistique...
Certains auteurs allemands - qui ont leurs groupies - me semblent franchement clownesques dans leur incapacité à dépasser le cliché de la froideur fonctionnaliste qui leur colle à la peau.
Okay, le principe des dés permettant de programmer ses actions/cubes avec une sorte de roue à six coups de distance est ingénieux, mais pas de quoi se relever la nuit non plus car si tu ne prends pas des valeurs hautes, tu vas te retrouver à sec vite-fait et tu ne pourras strictement plus rien faire. C'est quasi-scripté (la seule variabilité vient des "combo" de cartes) et archi-punitif. Les mécanismes de rattrapage et la dramaturgie des retournements de situation ? Connaît pas. Donc si tu veux avoir le droit de jouer tu te retrouves à appliquer le programme linéaire du jeu comme un robot.
Très peu pour moi !
Saint Stefan Feld est plus un ingénieur qu'un artiste. Très bien. Il en faut. Mais sa sainteté ne s'offusquera pas qu'on rappelle ici à tout un chacun qu'un grand jeu c'est un TOUT, surtout à l'ère de la modernité ludique qui prétend faire accéder le jeu au statut d'objet culturel. Ceux qui s'obstinent à n'en pas tenir compte seront voués à être perçus comme des ringards.
Sorry Stefan, mais le décalage s'accroit pour toi...
(je précise que j'ai aussi joué à des jeux plus récents du gars : "Les Châteaux de Bourgogne", version plateau ET jeu de carte, et "Amerigo". "Macao" est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase... alors c'est lui qui prend. J'ajoute que je ne suis pas allergique aux jeux "cubes en bois" à partir du moment où ils savent créer une interdépendance véritablement "créative" entre les joueurs et ne sacrifient pas l'imaginaire sur l'autel de leur efficacité mécanique => voir ma liste de jeux préférés dans ce genre...)