Stefan l'enchanteur
Feld is back !
Les dernières productions de l'auteur de Trajan et des Châteaux de Bourgogne ne m'avaient pas spécialement emballé. C'est donc avec moult craintes que j'ai entamé ma première partie de Merlin. Craintes dissipées dès les premiers tours. Le jeu est fluide, plus digeste que certaines grosses salades de point Feldiennes (coucou Bora Bora), mais suffisamment complexe pour intéresser les joueurs chevronnés (au contraire d'un Bruges par exemple).
L'explication des règles est simple (on prend un dé, on avance son chevalier ou Merlin suivant la couleur), il reste juste ensuite à expliquer l'effet des différentes cases.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire au 1er abord, le jeu n'est pas plombé par la nécessité d'avoir de la chance au dé. La chance est présente (un peu), mais tout le sel du jeu consiste à se battre contre l'aléa du tirage de dé. On peut utiliser des pommes, avoir de l'influence dans certains quartiers, utiliser certains pouvoirs... Bref, quand on pioche certains objectifs on se dit qu'il faudra être chanceux pour les accomplir, et puis on réfléchit un peu, et on finit souvent par trouver un moyen plus ou moins détourné d'y arriver.
Pour la première partie nous étions 4 "vrais" joueurs à table, le jeu a été unanimement apprécié. Sans compter que la boite est pleine de matos, très joliment illustré.
Du tout bon !