Entre l'enchère et le placement il faut un médiateur et ce médiateur c'est Metropolys
J'aime les jeux d'enchères et j'aime les jeux de placement ; ça tombe bien car Metropolys mélange ingénieusement les deux. Chaque joueur dispose de treize immeubles de taille croissante (numérotés de 1 à 13) à placer sur un plateau découpé en quartiers. Le joueur qui initie le tour place un bâtiment de la valeur de son choix sur un quartier libre puis, dans l'ordre du tour, les autres joueurs peuvent surenchérir en plaçant un bâtiment de valeur supérieure sur un quartier libre adjacent. Quand tous les joueurs ont passé (ou s'il n'y a plus d'emplacement libre sur lequel surenchérir) le dernier enchérisseur laisse son bâtiment en jeu (les autres étant récupérés par leurs propriétaires respectifs) et devient le premier joueur. La partie s'achève dès lors qu'un joueur a posé son dernier bâtiment. Le score est calculé en fonction d'un ensemble de paramètres qui donnent au jeu sa dimension tactique, puisqu'il faut idéalement jouer sur le plus de tableaux possibles : des objectifs propres à chaque joueur (bâtir selon des schémas ou dans des quartiers spécifiques), des jetons bonus à collecter dans certains quartiers et des objectifs communs (qui touchent à la répartition des plus hauts immeubles dans la ville). Comme toujours avec les objectifs une certaine part de hasard existe - ceux-ci peuvent se recouper ou être plus ou moins évidents à remplir (ce que le gain associé ne compense pas toujours parfaitement) - mais les solutions alternatives pour scorer compensent largement ce désagrément. Metropolys va droit à l'essentiel et propose une mécanique plaisante et efficace. Une réussite.