Simple et astucieux
A l'ouverture de la boîte de Metropolys,je découvre le matériel avec inquiétude.Quoi?C'est tout?A la lecture de la règle,je ne suis pas plus rassuré.Heu...c'est tout?!Ok...j'installe,on joue et là après une demie heure de jeu,je suis conquis.Oui c'est simple,oui et épuré mais c'est surtout très astucieux.Après quelques immeubles placés,on se rend compte à quel point la phase d'enchères est un régal.Et ce pour deux raisons.La première c'est que chaque construction placée limite votre capacité à enchérir car c'est avec ces dernières que l'on enchérie.La seconde c'est que tous les quartiers n'ont pas les mêmes qualités et que les places sont limitées.Concrètement ça donne ça:Je veux bâtir dans ce quartier branché adjacent à 2 autres de moindre intérêt;Je vois que l'enrichisseur suivant n'a plus à disposition ces immeubles 6,7 et 8;Je joue donc mon bâtiment numéro 5 obligeant le joueur suivant à surenchérir sur l'un des 2 emplacements avec une pièce de valeur 9 minimum ou à passer.Tout le sel du jeu est là,obtenir les meilleurs emplacements à moindre coût ou à défaut faire payer plus cher ses adversaires.Puisqu'on parle des emplacements où l'on peut construire,il faut savoir qu'au début de partie,chaque joueur se verra attribuer un objectif secret valorisant ses bâtiments de par leur position (près d'un pont,d'un lac...).Metropolys est donc aussi un jeu de placement. Ce que j'apprécie particulièrement dans Metropolys,c'est que ces 2 mécanismes sont intimement et astucieusement liés avec beaucoup de simplicité.Cette simplicité on la retrouve dans le matériel mais loin d'être un défaut,j'y trouve une certaine cohérence avec le coeur du jeu. Une mécanique simple,un visuel sobre pour un tout élégant.