Un nouveau Mexique au Guatemala ?
Mexica est souvent comparé à Tikal. Il a pourtant sa propre personnalité qui en fait un jeu tout aussi attachant.
J’ai adoré Tikal et je suis également tombé sous le charme de Mexica mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.
La présentation est réussie même si je la trouve moins agréable à l’œil que celle proposée par Tikal. Il est dommage que les pyramides ne soient pas confectionnées en bois. Le jeu aurait pu être alors de toute beauté mais le prix aussi n’aurait pas été le même…On peut également discuter sur le choix des couleurs qui ont le mérite cependant d’être clairement identifiables pour les daltoniens.
Les règles sont simples et on entre vite dans le vif du sujet grâce à des aides de jeu claires et fonctionnelles.
Le thème semble plaqué sur une mécanique finalement beaucoup plus abstraite qu’il n’y parait au premier abord. Certains mécanismes ne collent pas trop au thème. Les téléportations pour 5 points d’action en particulier peuvent prêter à rire.
Le jeu pourra même paraître un peu froid à certains mais le dynamisme des parties vient contrebalancer avantageusement cette impression négative. En effet les joueurs ont à leur disposition « seulement » 6 points d’action pour bouger leur unique pion. Quand on compare aux 10 pions d’actions et aux 19 pions de Tikal, on pourrait penser que les possibilités tactiques sont limitées. Eh bien non ! Les tours deviennent même plus rythmés et le jeu est très fluide.
Mexica est un très bon jeu de majorité et de placement qui rappelle par certains aspects Torres que j’ai découvert récemment. Son côté abstrait est savamment adouci par des règles et des mécanismes simples. Les parties sont courtes et sans temps mort.
Mexica, même s’il n’est pas exempt de défauts, ne m’a pas déçu et m’a même donné envie d’essayer son grand frère Java.