Mexitant
Voilà une mécanique au ronronnement tout doux, qu’aucun défaut ne vient perturber. Aprés 2 tours de jeu, on comprend où l’auteur veut nous emmener, et on y va gaiement. Quoiqu’il arrive, on aura fini dans l’heure, parfois avec ce sentiment si agréable que si on a gagné, c’est parcequ’on était bien dans le coup, et parfois avec le sentiment un peu pénible que si on a perdu, c’est qu’on aurait dû se concentrer davantage. Aucune excuse : il faut faire preuve de stratégie, ou perdre.
Le système d’économie de coup d’action est tout bête, mais fabuleux à la fois (force et fondant): Quand on ne sait pas quoi jouer, on est systèmatiquement content de reporter à plus tard en prenant un pion action. On est même tenté d’en prendre rapidement, pour éviter que les autres ne réfléchissent trop pendant notre tour, et pour que la pression de jouer se reporte sur les joueurs suivant, à qui on dira généreusement : « Allez-y, prenez votre temps, j’ai de quoi réfléchir » . Bref, c’est dynamique.
Enfin, seul petit reproche : Il aurait été plus beau, et plus logique de « creuser » des canaux, plutot que de les « poser », c’est-à-dire qu’il aurait été fabuleux de retirer des tuiles pour découvrir de l’eau, plutôt que poser de l’eau, mais bien sûr cela aurait engendré de sacrés problèmes, dans la conception du jeu…
Mexica est quand même bien joli, et trés prenant.