on peut pas se saké !
Je ne doute pas une seconde de la qualité de ce jeu, le noms des auteurs et des distinctions présentes sur la boite, le nom de l'éditeur font qu'on ne peut pas se tromper en l'achetant.
Certains mécanismes à propos de la couleur des meeples et la façon de nettoyer régulièrement son plateau perso (consolider) sont bien trouvés; Le reste est classique : pose d 'ouvriers /salaire / ressources / majorité.
Et pourtant, ce jeu a réussi à déprimer tout le monde d'entrée. Pas par son côté complexe, nous sommes habitués, mais par le flou qu'il crée au départ. Que faut il faire ? Privilégier les sous, la connaissance, acheter des usines ??? Pas la moindre direction, donc le flou... Que fait le voisin, on va tacher de ne pas faire pareil, voilà notre seule base de réflexion.
Ajoutons que le plateau est aussi attirant qu'un tour de chant de Michel Sardou. Pourquoi faire beau quand on peu faire moche.
Les auteurs avaient déjà frôlé l'indigestion dans "Madeira", Nippon est plus léger (!!) mais néanmoins, le thème n'amène rien et comme j'ai pu le lire dans un autre avis, nous avons,nous aussi, eu envie de dire "c'est surement excellent, mais avait on besoin d'un ènième jeu de ce genre".
Nippon est un jeu de matheux pour comptable, sûrement parfait mais qui ne nous a pas donné envie de poursuivre... Contrairement à Great Western qui malgré une certaine difficulté réussi à créer une émulation au sein des joueurs.
Peut être étions nous dans un mauvais jour tout simplement. Peut être les auteurs gagneraient ils à un peu de légèreté ?