Quel talent!
Sous des aspects assez classiques et un côté très pur, Norenberc est un petit bijou où chaque décision importe, avec un foisonnement de petites subtilités qui apparaissent au fur et à mesure de la partie.
Il partait pourtant avec moi avec un gros handicap: de la programmation cachée, pas ma tasse de thé...
Mais tout s'imbrique parfaitement pour donner un jeu de marché (aux cours visibles) un peu plus festif que les vendredis noirs de déprime, où l'aspect financier n'est qu'accessoire.
Il trouve aussi d'une manière assez mystérieuse une solution au problème du nombre croissant d'actions par tour, qui d'une certaine manière se tient par:
la pénurie des ressources;
les prix et l'argent.
Rien ne sert d'avoir la plus grosse (équipe de marchands), l'important est de pouvoir s'en servir efficacement!
Le look n'est pas pour me déplaire, ce qui ne gâche rien! Après Hansa Teutonica l'année dernière (dans un style bien différent), Andreas Steding réussit à produire cette année aussi un jeu à la fois ouvert et passionnant.
A 3 joueurs, tout l'esprit du jeu est présent tout en étant rapide. J'ai hâte de découvrir à plus (même si cela risque de nuire à la visibilité)!