Quand le jeu m’est conté
Réunissez du monde autour de la table, choisissez un livre (connu de tous ou pas), ouvrez Nouvelles Contrées et laissez-vous embarquer.
Ce Dixit-like a l’avantage de pouvoir y inclure les joueurs moins à l’aise avec l’imagination ou la palabre. En effet les joueurs ne créent pas l’univers mais ils sont spectateurs de celui proposé par chaque passage du livre.
À chaque round de lecture/exploration il faudra être attentif à la fois à l’univers de l’extrait mais aussi à son contenu plus lexical, orthographique etc afin accumuler les jokers en cas d’échec. Cette double écoute est au début déroutante puis on se laisse porter et ça fonctionne bien.
Au fil des pages on plonge dans différents univers, on se remémore des extraits connus, on compte le nombre de voyelles, on échange sur le nombre de marques de ponctuation, on trouve des indices dans les marques pages, on discute puis c’est à notre tour de lire et parfois avec des contraintes.
Les règles de base sont simples et le jeu offre des modules plus tactiques pour ceux qui veulent aller plus loin.
Le supplément d’âme du jeu se cache dans « le sens caché du livre ». Une mécanique prise de risque où, comme le dessert au restaurant, la touche finale influencera pour beaucoup le ressenti global. Hé ben c’est là aussi une jolie surprise. À chacune de nos parties, même perdue, cette phrase finale laisse tous les joueurs songeurs et hagards quelques secondes.