Oki-doki
Ce nouvel arrivant dans la famille des jeux abstrait à deux a quelques atouts pour séduire.
Son format de poche, son accessibilité, et le style de ses illustrations japanisantes sont un plus.
La lecture instantanée du jeu et des possibilités est par contre relativement peu aisée à mes yeux, des éléments identiques dans les faits étant diversement représentés (oiseaux...). Le choix d'une palette de couleurs assez limitée va dans le même sens : l'esthétique certaine met légèrement à mal la facilité de la réflexion.
Côté mécanique, Okiya réexploite de manière assez réussie le principe d'imposer, par son propre coup, des contraintes au coup suivant de l'adversaire (vu dans Kamisado notamment).
Comme dans Quarto!, on aime par contre moins le fait de perdre un peu par défaut, sans avoir fait de réelle erreur à part ne pas avoir anticipé 5 coups plus tôt que, entre tel et tel mouvements possibles, un des deux serait perdant (or, la chose est humainement difficile).
Si le jeu est donc globalement plaisant, plus fin que le morpion et joliment habillé, il est malgré tout loin d'être inoubliable.